Jean II Pénicaud, La Justice, Email peint sur cuivre, Limoges, vers 1541 Inv. Ec. 1911
Le traitement de l’œuvre joue sur un effet lumineux propre à l’art de la grisaille ; l’allégorie, posée dans une niche, brandissant l’épée et le globe de la Justice s’inspire de Raphaël et de Rosso par l’intermédiaire de gravures. L’École de Fontainebleau a marqué l’œuvre de son empreinte, comme souvent chez Jean II Pénicaud.
Il existait une série des sept vertus, partagée entre le Walters Art Museum de Baltimore (la Charité et la Tempérance), le British Museum de Londres (la Foi et l’Espérance) et des collections particulières (la Force et la Prudence).
Le goût des émailleurs pour la représentation monumentale des vertus se rencontre également chez Pierre Courteys (plaques exposées au Cabinet du roi, au premier étage) ; le lien avec la sculpture est fortement suggéré et on retrouve les sept vertus en pierre sur le jubé de la cathédrale de Limoges en 1533.
|